La ligne verte – Stephen King

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La Ligne Verte
Stephen King
507 pages

4,5 / 5
Coup de cœur

Paul Edgecombe, ancien gardien-chef d’un pénitencier dans les années 30, entreprend d’écrire ses mémoires. Il revient sur l’affaire John Caffey – ce grand Noir au regard absent, condamné à mort pour le viol et le meurtre de deux fillettes – qui défraya la chronique en 1932.
La ligne verte est le reflet d’un univers étouffant et brutal, où la défiance est la règle. Personne ne sort indemne de ce bâtiment coupé du monde, où cohabitent une étrange souris apprivoisé par un Cajun pyromane, le sadique Percy Wetmore avec sa matraque et Caffey, prisonnier sans problème. Assez rapidement convaincu de l’innocence de cet homme doté de pouvoirs surnaturels, Paul fera tout pour le sauver de la chaise électrique.

La ligne verte est une histoire que je connais depuis longtemps, très longtemps, et que j’ai vu et revu à la télé, pleurant toujours à la fin, avant de découvrir il y a quelques mois que c’était un roman de Stephen King. Ayant beaucoup aimé la plume de l’auteur dans son roman Shining ou même Les Yeux du Dragon, je n’ai pu résister à l’envie de découvrir la véritable histoire d’un film que je tenais cher en mon cœur.

A travers les 500 pages de ce livre, on découvre le quotidien de Paul Edgecombe, gardien-chef de la Ligne Verte, bloc pour les détenus condamnés à mort. On suit du coup les extraordinaires évènements qui se déroulent en ce lieu étrange, en passant par la souris savante ou l’étrange don de John Caffey, colosse noir semblant si perdu.

Stephen King nous livre avec ce roman une histoire touchante, un peu longue parfois, sans que l’on ne sache où est-ce que l’auteur veux en venir, mais au final, tout prends sens. Nous avons besoin de cette lenteur pour apprécier l’histoire, la découvrir et comprendre pleinement les sentiments de Paul. Mais aussi pour comprendre l’horreur de ce que pouvais être que le bloc de la mort. Les personnages sont profonds, très travaillés, et rien n’ai laissé au hasard. Beaucoup de choses sont régulièrement répétés, mais cela est du à la forme originelle du roman, qui n’a pas été publié comme un roman mais comme un roman feuilleton, publié régulièrement dans les journaux (ce qui explique parfois la lourdeur de certains passages).

Il se dégage aussi à travers les pages de La Ligne Verte une sagesse derrière chaque mots, du au vieil âge de Paul quand ce dernier nous raconte son histoire, ou du moins ce qu’il a vécu durant les évènements du roman. J’ai beaucoup aimé les moments où il nous raconte son quotidien en maison de retraite, comment le passé et le présent se lie parfois devant lui, quand il crois voir le vicieux Percy Wetmore dans un gardien sadique de sa maison de retraire.

On arrive aussi à se prendre d’affection pour les différents détenus, principalement Delacroix et John Caffey ( que l’on pense très vite innocent), et on déteste tout aussi vite Billy The Kid et Percy Wetmore, deux êtres horribles que l’on souhaite ne jamais rencontrer dans la vraie vie. Les différents gardiens du bloc E finissent tous aussi par nous conquérir, avec les rapport très humain qu’ils ont avec les détenus.

Je ne peux en dévoiler plus sur ce roman, surtout si vous n’avez jamais vu le film. Un conseil, laissez sa chance au livre, et ensuite, regardez le film. L’histoire vous sera alors beaucoup plus émouvante et touchante que dans l’autre sens. Ce roman m’a réellement happé, et je me suis plongée entièrement dans cette histoire surnaturelle, où la magie semble côtoyé la réalité.

Une vraie perle du maître, à découvrir absolument ! ♥

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