Carry On – Rainbow Rowell

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Carry One
Rainbow Rowell
528 pages

4/5

Simon Snow déteste cette rentrée. Sa petite amie rompt avec lui ; son professeur préféré l’évite ; et Baz, son insupportable colocataire et ennemi juré, a disparu. Qu’il se trouve à l’école de magie de Watford ne change pas grand-chose. Simon n’a rien, mais vraiment rien de l’Élu. Et pourtant, il faut avancer, car la vie continue…

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Pendant ma lecture de Fangirl, j’ai eu un énorme coup de coeur sur la plume de l’auteure et l’univers qu’elle avait créé pour les besoins de son histoire : celui de Simon Snow, le pire élu que le monde ai jamais vu. Du coup, quand j’ai vu qu’elle allait faire un roman sur cet univers particulier, j’ai sauté sur le roman, pour le mettre très rapidement dans ma PAL, où il est resté malheureusement pendant plus d’un an #Shame.

Ce n’est que très récemment que j’ai finis par le sortir de ma bibliothèque et à doucement le lire. Les premières pages étaient difficile, car on se retrouve plongé dans un univers que l’on ne connais pas, directement dans la dernière année d’études de Simon Snow. C’est comme si on découvrais Harry Potter en commençant par le dernier tome. Un peu étrange au premier abord, mais on finis par s’y faire. L’auteure nous prends par la main et nous dévoile certaines informations via le biais de souvenirs de Simon Snow ou de ses amis, afin que l’on puisse s’y retrouver dans son histoire.

Certains reprochent à ce roman son manque de scénario, ce qui n’est pas tout à fait faux, mais cela n’est pas gênant pour autant. Notre attachement pour les personnages créés par Rainbow Rowell prends le dessus sur l’histoire, nous entraînant à travers les pages dans un flot d’émotions légèrement prévisible mais si doux à lire. Un pur régal en quelques sortes !

J’ai beaucoup aimé les parties de Baz, qui sont complètement différentes de celles de Simon, ou même des autres personnages. Je me suis aussi beaucoup attaché au personnage de Peneloppe, contrairement à celui d’Agatha, qui ne m’a fait que hausser les sourcils à certains moments de l’histoire. C’est le personnage le plus creux de tout le roman à mon goût. Même le personnage complètement farfelus du Mage est plus profond même si il est parfois beaucoup plus incompréhensible.

Bref, lisez Carry On, rien que pour ses personnages et sa sensation feel-good, car c’est une très très bonne lecture !

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La ligne verte – Stephen King

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La Ligne Verte
Stephen King
507 pages

4,5 / 5
Coup de cœur

Paul Edgecombe, ancien gardien-chef d’un pénitencier dans les années 30, entreprend d’écrire ses mémoires. Il revient sur l’affaire John Caffey – ce grand Noir au regard absent, condamné à mort pour le viol et le meurtre de deux fillettes – qui défraya la chronique en 1932.
La ligne verte est le reflet d’un univers étouffant et brutal, où la défiance est la règle. Personne ne sort indemne de ce bâtiment coupé du monde, où cohabitent une étrange souris apprivoisé par un Cajun pyromane, le sadique Percy Wetmore avec sa matraque et Caffey, prisonnier sans problème. Assez rapidement convaincu de l’innocence de cet homme doté de pouvoirs surnaturels, Paul fera tout pour le sauver de la chaise électrique.

La ligne verte est une histoire que je connais depuis longtemps, très longtemps, et que j’ai vu et revu à la télé, pleurant toujours à la fin, avant de découvrir il y a quelques mois que c’était un roman de Stephen King. Ayant beaucoup aimé la plume de l’auteur dans son roman Shining ou même Les Yeux du Dragon, je n’ai pu résister à l’envie de découvrir la véritable histoire d’un film que je tenais cher en mon cœur.

A travers les 500 pages de ce livre, on découvre le quotidien de Paul Edgecombe, gardien-chef de la Ligne Verte, bloc pour les détenus condamnés à mort. On suit du coup les extraordinaires évènements qui se déroulent en ce lieu étrange, en passant par la souris savante ou l’étrange don de John Caffey, colosse noir semblant si perdu.

Stephen King nous livre avec ce roman une histoire touchante, un peu longue parfois, sans que l’on ne sache où est-ce que l’auteur veux en venir, mais au final, tout prends sens. Nous avons besoin de cette lenteur pour apprécier l’histoire, la découvrir et comprendre pleinement les sentiments de Paul. Mais aussi pour comprendre l’horreur de ce que pouvais être que le bloc de la mort. Les personnages sont profonds, très travaillés, et rien n’ai laissé au hasard. Beaucoup de choses sont régulièrement répétés, mais cela est du à la forme originelle du roman, qui n’a pas été publié comme un roman mais comme un roman feuilleton, publié régulièrement dans les journaux (ce qui explique parfois la lourdeur de certains passages).

Il se dégage aussi à travers les pages de La Ligne Verte une sagesse derrière chaque mots, du au vieil âge de Paul quand ce dernier nous raconte son histoire, ou du moins ce qu’il a vécu durant les évènements du roman. J’ai beaucoup aimé les moments où il nous raconte son quotidien en maison de retraite, comment le passé et le présent se lie parfois devant lui, quand il crois voir le vicieux Percy Wetmore dans un gardien sadique de sa maison de retraire.

On arrive aussi à se prendre d’affection pour les différents détenus, principalement Delacroix et John Caffey ( que l’on pense très vite innocent), et on déteste tout aussi vite Billy The Kid et Percy Wetmore, deux êtres horribles que l’on souhaite ne jamais rencontrer dans la vraie vie. Les différents gardiens du bloc E finissent tous aussi par nous conquérir, avec les rapport très humain qu’ils ont avec les détenus.

Je ne peux en dévoiler plus sur ce roman, surtout si vous n’avez jamais vu le film. Un conseil, laissez sa chance au livre, et ensuite, regardez le film. L’histoire vous sera alors beaucoup plus émouvante et touchante que dans l’autre sens. Ce roman m’a réellement happé, et je me suis plongée entièrement dans cette histoire surnaturelle, où la magie semble côtoyé la réalité.

Une vraie perle du maître, à découvrir absolument ! ♥